Un programme plus que jamais d’actualité POUR UNE VILLE POPULAIRE ET SOLIDAIRE

Publié le par Lilencouleur

Voici le programme issue du travail réalisé par le collectif de citoyen dans les ateliers et rencontre avec la population. Ile-St-Denis-MGphoto-_143-copie-1.jpg
Il reprend et rassemble pour l’essentiel, ce qui a déjà été publié sur ce blog et dans la ville pendant la campagne électorale des municipales. 
Pour l’Ile Saint Denis nous avons une ambition : une démarche nouvelle  et dynamique, basée sur la participation active de toute la population.
Le résultat des élections nous conforte dans cette idée.
 
Les éléments ci-dessous appartiennent à tous ceux qui veulent sans saisir, l n’y a pas de « copyright » nous demandons seulement à ceux qui les copient de ne pas oublier de…les appliquer !
Ils ne sont pas non plus une fin, en soi, ils peuvent être améliorés et complétés, c’est tous ce que nous souhaitons.
 
LOGEMENT : une urgence sociale nationale, un objectif local pour construire l’avenir équilibré de notre ville
L’Ile-Saint-Denis connaît comme toutes les communes la crise du logement. Le droit au logement est un droit essentiel qui doit être reconnu comme une urgence nationale. Toutes les communes et particulièrement à droite devraient respecter la loi qui impose un minimum de 20% de logements sociaux.
Notre 1er objectif est de permettre aux enfants de l’Ile-Saint-Denis d’y rester s’ils le souhaitent.
 
Quel nombre d’habitants dans 10 ou 15 ans à l’Ile St Denis ?
Notre ville compte 7200 habitants dans 3200 logements environ et 350 demandeurs de logements (chiffres mairie).
Éléments pouvant justifier une augmentation d’habitants : Permettre aux familles de rester dans la même ville, satisfaire la demande de logements, créer du dynamisme par l’apport de nouveaux habitants, assurer la continuité du territoire entre le sud et le nord de la ville.Ile-St-Denis-MGphoto-_146.jpg
Problèmes : étroitesse du territoire de la Commune, circulation routière, accès, désenclavement.
Besoins : Maintenir/développer une zone d’activité (emplois, ressources financières, équilibres…), espaces verts, équipements collectifs, lieux de rencontres, de jeux…, plan de circulation véhicules et piétons.
Nous proposons de viser une population qui se situe entre 7500 et 8500 habitants pour ne pas modifier le caractère de notre île et pour préserver la dominante activité sur les terrains du printemps et des Galeries Lafayette.
 
Ça doit changer !!!
Dans notre ville, la municipalité a découragée les demandeurs de logement par des délais de dépôts trop longs : 4 à 5 mois pour obtenir un rendez-vous au service municipal du logement alors que la loi prévoit 2 mois maximum pour obtenir le « numéro unique ». Il parait que ça va changer, Chiche !
Cela éviterait que des jeunes, des familles ne soient plus contraints d’aller habiter ailleurs.
Dans son PLU, le maire prévoit la construction de 1000 logements sur la zone des entrepôts (pour nous c’est 2 fois trop) sans prévoir d’accès nouveau à notre Ile. Comment va-t on y accéder, il faut rouvrir le débat sur la question et celle d’un nouveau pont !!!
 
Quelle proportion de logement social dans les constructions neuves ?
Nous sommes attachés au caractère populaire et solidaire de notre Ile, à tout ce qui rassemble la population et non ce qui la divise, ce qui oppose. Aussi pour les logements nouveaux construits, nous proposons qu’une part soit consacrée au logement locatif social, notamment pour permettre l’installation des jeunes, le parcours résidentiel de tous et la résorption du logement indigne.
Nous proposons le principe suivant qui peut être réévalué en fonction du projet et du quartier : 1/3 de logement locatif social, 1/3 de logement en accession sociale (privé accessible aux habitants de L’Ile Saint-Denis avec un prix plafonné), 1/3 en privé libre.
Le « tous propriétaires » lancé par Sarkozy est un véritable miroir aux alouettes qui tend à engraisser les banques et à renforcer la spéculation.
 
Notre île est particulièrement convoitée par les promoteurs. Ile-St-Denis-MGphoto-_084.JPG
 
Nous estimons que des efforts doivent être faits pour mélanger les différentes composantes sociales dans chaque quartier, dans chaque ensemble immobilier (cité ou résidence), voire dans chaque escalier. Ce qui pose problème, ce n’est pas le logement social mais la constitution de ghettos. Ainsi, il nous paraît essentiel de permettre à ceux qui le souhaitent ou qui animent la vie des cités d’y rester. Le dispositif du surloyer montrant du doigt des soit disant privilégiés a déjà fait trop mal. Il faut demander son abrogation mais aussi aux bailleurs de l’appliquer au minimum légal.
 
Ça doit changer !!!
Le maire a prévu d’accorder un permis de construire de 156 logements sur la friche Michels, avec un bâtiment de 7 niveaux coté quai du Châtelier. Pour les habitants de la cité Cachin c’est trop haut ! L’avis de la population doit être entendu, comme le promet le Maire depuis le 2e tour .
La ville n’intervient plus dans la réhabilitation des espaces verts, jeux et espaces publics des cités, pourtant ouverts à tous. Ce sont des espaces publics comme les autres !!
 
Forme urbaine :
L’idée qu’à L’Ile Saint-Denis, les plus hautes constructions doivent être environ rez de chaussée + 5 étages revient souvent. Elle nous semble adaptée au caractère de notre ville. Aucun logement plus haut n’a été construit à L’Ile Saint-Denis depuis 25 ans. Cela doit être le cas pour le projet sur le terrain des cartonnages Michels quitte à revoir le nombre de logements prévus et leur statut. Seulement 30 logements en accession sociale sur un total de 156, c’est vraiment très peu. Même une ville populaire a droit au beau, les constructions nouvelles seront de qualité, solides, Ile-St-Denis-MGphoto-_108.JPGesthétiques et économes d’énergie.
Historiquement, L’Ile Saint Denis s’est construit avec du logement social (2/3) et de l’accession à la propriété (1/3). Le seul projet « social » de la municipalité actuelle a été le projet ANRU, proposant le destruction d’une partie de l’immeuble locatif rue Lénine, qui a heureusement capoté.
La seule construction nouvelle est l’immeuble « Kaufmann et Broad »,au 3 rue Jean Jaurès, inabordable pour de nombreux ilodyonisiens. L’Ile Saint Denis doit rester « accessible », ceux qui y habitent déjà doivent pouvoir y demeurer, leurs enfants aussi.
 
Des propositions pour améliorer le logement social et son environnement
Poursuite des réhabilitations, avec des subventions d’état plus importantes pour empêcher les augmentations de loyer, sécurisation des parkings et des espaces collectifs.
Intervention des bailleurs et de la ville sur les espaces verts, les aires de jeux, les espaces publics.
Résorption de l’habitat indigne, éradiquer les marchands de sommeil.
Développement des dispositifs pour l’accès et le maintien dans le logement.
Maîtrise des attributions et des échanges, ouverture de la commission logement aux amicales de locataires.
Des assises du mieux vivre réunissant locataires, bailleurs, gardiens, élus pour améliorer la vie de tous et spécifier le rôle de chacun.
 
DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE :
Favoriser l’emploi, la formation et l’insertion
Délocalisations et fermetures d’entreprises continuent  : Printemps, Cartonnages Michels, Minerva, dans le passé, aujourd’hui les Galeries Lafayette et Unibéton, plaçant la ville et ses habitants dans de grandes difficultés financières.
Aujourd’hui une commune ne peut avoir la prétention de régler à elle seule la question de l’emploi. Cependant, la renaissance de la Plaine Saint-Denis montre qu’il y a des possibilités importantes de développement et de créations d’emplois.
Cela demande une volonté politique forte et une action conjointe avec la communauté d’agglomération Plaine Commune, avec le Conseil général et avec le Conseil régional.
L’Ile Saint Denis ne doit pas devenir une cité dortoir sans emplois ni activités économiques.
 
Ça doit changer !!!
1000 emplois nouveaux programmés dans le projet de ville du maire. Ce n’est pas de démagogie dont nous avons besoin mais d’actes forts pour une ambition s’appuyant sur les réalités. Ce qui est sûr à ce jour c’est qu’il y a moins d’employés communaux, que les Galeries Lafayette et Unibéton sont en train de fermer et que nombre de promesses d’emplois faites par le maire en 2001 n’ont pas été tenues. Dans une ville où la plus grosse entreprise à moins de 300 emplois, tout le monde se demande ou sont les 500 emplois affiché dans la propagande électorale du maire ???
 
Notre Ile possède des atouts spécifiques qui doivent être mieundefinedux valorisés pour permettre l’implantation de nouvelles activités :
Sa position géographique entre La Plaine d’un côté, Saint-Ouen et Gennevilliers de l’autre, peut lui conférer un rôle intéressant au lieu de placer ces territoires en concurrence.
Son identité insulaire peut lui permettre de développer des activités liées au fleuve : zone d’expositions de transport de plaisance, musée de la batellerie, étape fluviale, marché flottant, base nautique et de loisirs, …
Il faut aussi s’ouvrir aux besoins nouveaux et croissants en matière de 4ème âge : EHPAD (établissement hospitalier pour les personnes âgées dépendantes) par exemple ou services aux personnes âgées. C’est un secteur en développement pour lequel l’Assistance Publique cherche des terrains et créateur d’emplois médicaux et para médicaux.
 
Nous pensons que l’implantation de ces nouvelles activités passe par le désenclavement de notre Ile. Cela demande le développement des transports collectifs et la définition d’un véritable plan de circulation, en tenant compte des évolutions à venir sur les terrains du Printemps et des Galeries Lafayette - création de 500 logements, de zones d’activités - de l’arrivée du tramway rue Méchin, de l’interdiction des poids lourds rue Méchin et Boulevard M.Paul, avec la volonté de faire de ces 2 axes des rues de ville et non des axes de transit ! Comment est-ce possible sans discuter de la construction d’un nouveau pont ? Cela nécessite un vrai débat, approfondi, avec toute la population pour tenir compte de tous les aspects du problème.
Nous nous engageons à instruire ce débat et à le trancher avec l’ensemble des Ilodionysiens.
 
Ça doit changer !!!
Quand le maire a appris en août 2006 les intentions de partir des Galeries Lafayette, il n’a rien dit publiquement. Puis au détour d’une réunion sur le projet de ville et le réaménagement urbain, fin novembre, il l’a annoncé sans état d’âme… Le premier courrier adressé au préfet a attendu le printemps suivant : 9 mois de perdu pour l’action collective visant à maintenir ces emplois.
 
Services publics
Favoriser l’emploi sur notre commune, c’est aussi défendre et promouvoir les services publics, en préserver l’égalité d’accès : poste, transports, santé, énergie, justice, éducation nIle-St-Denis-MGphoto-_000c-.jpgationale. C’est aussi améliorer les services municipaux pour mieux répondre aux aspirations de la population, d’autant que de nombreux secteurs ont vu leurs moyens se réduire comme peau de chagrin : sports, santé, retraités, jeunesse, culture, enfance,… Le nombre d’employés municipaux a baissé, la charge de travail s’est accrue, entraînant des dysfonctionnements et doublée d’un manque de respect pour le personnel. D’autre part le sport, l’animation, … étaient aussi le moyen de permettre aux jeunes de poursuivre leurs études, d’avoir des formations qui leur servent de levier pour leur vie professionnelle.
 
Ça doit changer !!!
Quand le maire cherche à remplacer les services municipaux rendus à la population par des associations, c’est bien sûr pour faire des économies mais c’est de la privatisation rampante.
Les associations n’ont pas les mêmes moyens que les collectivités territoriales, et doivent souvent faire « la chasse aux subventions » pour boucler des budgets de plus en plus aléatoires.
Cette politique pose une question d’éthique : quelle égalité de traitement pour tous ?
Et en attendant les projets collectifs d’animation de la vie des quartiers ou de la ville n’existent plus.
 
Commerces
L’absence de commerces de proximité est une gêne
pour la population, une entrave pour le « vivre ensemble ».
C’est très compliqué, c’est un problème de société et de pouvoir d’achat. Nous ne voulons pas faire de promesses intenables. Mais le maire est loin des engagements pris avant son élection (malgré l’investissement personnel du maire adjoint chargé de cette question).
Les difficultés entraînent aussi des déréglementations d’horaires qui peuvent poser des problèmes de voisinage. Et ça entraîne aussi de l’insécurité et du racket.
Le projet d’une boutique rue Méchin où puissent s’installer des commerçants qui tournent pour un jour ou une demi journée (poissonnerie, fruits et légumes, etc..) est à remettre à l’étude.
 
Des milliers d’emplois ont été créés ces dernières années sur le territoire de Plaine Commune mais trop rarement au bénéfice de ses habitants. Il est nécessaire de renforcer les actions contre toutes les formes de discriminations, comme la Charte « entreprise / territoire » et aussi les dispositifs d’aides à la formation et à la recherche d’un emploi.
Investir dans la réussite scolaire car une bonne formation de base est aujourd’hui indispensable pour réussir son parcours professionnel.
Amplifier le partenariat avec les communes voisines, les institutions, les entreprises, pour mieux adapter le schéma des formations aux réalités et aux évolutions de notre territoire et obtenir la création de nouvelles filières de formation (audiovisuel, aéronautique, nouvelles technologies, carrières sanitaires et sociales).
Développer en partenariat avec Plaine Commune et le Conseil Général : le rôle et les actions de la maison de l’emploi en parallèle avec l’Espace-Jeunes (qui sera bien sûr réouvert), les protocoles emploi/formations, les écoles de la 2ème chance, l’aide à l’amorçage de projets, le plan local d’insertion par l’économique, l’économie sociale et solidaire.
Ouvrir la maison de l’emploi (mais aussi l’Espace-Jeunes) aux informations sur les recrutements des grandes entreprises telles la SNCF ou la RATP, et sur les droits des salariés. Les jeunes étant souvent très peu informés sur leurs droits, pourquoi pas une permanence régulière des syndicats dans la maison de l’emploi ?
 
DÉMOCRATIE LOCALE ET PARTICIPATION CITOYENNE
Notre ambition : promouvoir une démarche nouvelle et dynamique, basée sur la participation active de toute la population, pour le suivi, la mise en œuvre, le contrôle des engagements pris et la définition des priorités. Les élus s’engagent pour un partenariat en étant partie prenante des actions et des luttes de la population.
Multiplier les réunions, les rencontres, expérimenter de nouvelles formes pour voir les gens là où ils sont et quand ils y sont.
Assurer la représentativité de la population telle qu’elle est : un « conseil des sages » pour les immigrés qui n’ont toujours pas le droit de vote, un « conseil municipal » des jeunes, des collectifs spécifiques pour les retraités, les associations, …
Assurer la représentativité des différentes sensibilités, des différentes listes municipales : respect de l’opposition, confrontation des idées mais sans mensonges, ni « réécriture de l’histoire ».
Prendre en compte et reconnaître le travail des associations, les concerter et les consulter, à égalité de traitement, les aider à impulser des initiatives pour retisser les liens sociaux mais être aussi partie prenante de leurs revendications et de leurs luttes.
 
Ce qui doit changer
Certains dont le Maire ont tenté d’opposer l’intérêt individuel à l’intérêt collectif. Pour nous les 2 s’alimentent l’un l’autre. C’est ce qu’ont montré avec succès, les habitants de la cité Lénine en se battant contre la destruction des bâtiments 5 et 7, les sportifs pour la sauvegarde du Club, les parents d’élèves pour les classes de neige.
 
Développer et renforcer les comités de quartier en visant une participation plus nombreuse et plus diverse :
des invitations plus efficaces, plus visibles,des comptes-rendus largement diffusés, associer dans la responsabilité pour chaque quartier un maire adjoint (pas toujours la même), des conseillers municipaux et des habitants, mettre à l’ordre du jour tout ce qui concerne la vie quotidienne des gens du plus concret au plus global, doter ces comités d’un véritable budget participatif.
Agir pour desserrer les contraintes et réduire les temps des procédures administratives qui peuvent décourager celles et ceux qui s’investissent dans un projet.
Permettre aux conseillers municipaux de prendre toute leur place, en aidant concrètement à leur participation, en leur confiant des responsabilités, des secteurs d’activités, en assurant l’intérêt des débats au Conseil municipal et aux commissions qui seront réellement ouvertes.
Poser la question du fonctionnement de Plaine Commune qui centralise les décisions et donc les éloigne des habitants. Assumer les compétences qui sont transférées à Plaine Commune et ne pas rejeter les dysfonctionnements sur les autres.
Améliorer l’information et la communication, plus concrète et plus proche des gens, plus transparente et plus diversifiée, plus interactive et plus ouverte sur les nouvelles technologies.
Etudier en concertation avec le personnel communal, les moyens d’améliorer le fonctionnement des services municipaux, de redéfinir des horaires d’ouverture correspondant mieux à l’évolution des temps sociaux et des rythmes de la ville.
Installer au quartier sud des permanences des services municipaux, des assistants sociaux, de la police de proximité et agir pour que, avec les autres services publics nationaux, une antenne soit ouverte.
Prendre en compte et reconnaître l’utilité, la conscience professionnelle du personnel communal. Dans une petite ville comme la nôtre, leur implication est essentielle à la bonne marche des services et leurs avis indispensables à une bonne gestion. Aussi il s’agit de favoriser leurs conditions de travail, propices à un service public de qualité, de favoriser l’accès des agents à leurs droits.
 
VIVRE ENSEMBLE ,au cœur du projet : la solidarité et les liens sociauxIle-St-Denis-MGphoto-_097.JPG
De nombreuses rencontres ont eu lieu dans la ville sur le thème du « vivre ensemble », nous reviendrons dans nos prochaines publications sur les propositions et les orientations pour le sport, la formation, la prévention, les retraités, les associations et le personnel communal.
Notre île, petit village doté d’un environnement protégé, a su entretenir des relations particulières entre ses habitants, basés sur une meilleure connaissance, une meilleure maîtrise de l’entourage, un « joyeux mélange » et un investissement important dans le tissu associatif, dans les initiatives municipales. Mais la montée des problèmes économiques, avec le chômage, la précarité, …, l’évolution des modes de vie, ont contribué à distendre ces liens sociaux privilégiés, à développer les incivilités, les dégradations, la délinquance.
Ce phénomène est encore renforcé par la suppression, la réduction, la mise à mal de certains services municipaux, au nom d’une certaine logique financière que nous ne partageons pas.
D’où un premier axe fort pour un futur contrat municipal : promouvoir ce qui relie, ce qui rassemble pour retisser les liens sociaux et renforcer la solidarité :
« Décloisonner » les activités des différents services pour construire des projets avec tous ceux qui sont intéressés, atelier théâtre, activités culturelles, enfants, jeunes, sportifs, habitants, avec une réelle dynamique municipale qui impulse et qui aide. :
- Mettre en place une information et une communication plus proche des citoyens et plus visible
- Permettre un meilleur accueil du public par des services ouverts et renforcés.
- Renforcer le rôle des nombreuses associations de la commune et aussi du personnel communal. Les unes et les autres demandent en premier lieu le respect et la reconnaissance auxquels ils ont droit et l’égalité de traitement. C’est bien sûr un engagement incontournable tant pour l’éthique que pour tout le bien qu’il peut apporter à la ville et à ses habitants.
 
L’AVENIR DU SPORT DANS NOTRE VILLE
Investir dans le sport et la jeunesse est un choix politique, pour aider les jeunes à se construire, permettre l’échange entre les générations et renforcer la solidarité. Les habitants de notre ville en ont besoin, c’est aussi un acte fort pour la vie en Seine Saint-Denis.
 
Une histoire
Un club sportif créé, il y a bientôt 60 ans !
Avec un nombre d’adhérents de 1400 à 1100, selon les années, répartis dans 18 sections multisports. Deux autres associations
Une école municipale des sports, créée en 1969, sous l’impulsion de Monsieur Dufils, directeur de l’école Paul Langevin.
Des équipes dirigeantes bénévoles, des éducateurs, animateurs, d’une très grande qualité humaine, éducative, volontaire, reconnue et appréciée par les parents et les adhérents aux différents sports.
 
Que s’est-il passé depuis 7 ans ?
La municipalité a cherché à dévaloriser et réduire les activités sportives pour réaliser des économies mais aussi dans le but d’affaiblir une association forte de ses adhérents et de ses initiatives. Jusqu’à dire que pour le « bien du sport », il fallait diminuer le nombre de sections sportives, c’est à dire passer de 19 sections à 5 seulement, sans critères d’évaluation sérieux.
La municipalité a voulu surcharger le Club Sportif Municipal en lui donnant la gestion du personnel d’encadrement mis à la disposition du club, par la ville (basket, boxe, gymnastique), de toutes les animations sportives, du gardiennage, des remises de récompenses ou de titres sportifs, du repas des dirigeants … tout cela en diminuant les moyens administratifs et techniques.
La municipalité a supprimé les transports d’accompagnement pour les enfants, les éducateurs sportifs diplômés.undefined
La municipalité a considérablement réduit son rôle d’impulsion pour les évènements sportifs qui rassemblaient la population et permettaient le travail commun avec différents partenaires.
La subvention directe allouée au Club Sportif Municipal, est la même depuis 7 ans !
La section de baby-gym qui bénéficiait d’une éducatrice, a perdu cette assistante, faute de recrutement depuis 2006. La ville n’a plus la maîtrise du personnel éducateur qui a été transféré à une association.
Ce bilan montre le fossé entre « la parole » et « la volonté » d’une gestion municipale, un véritable désengagement du service public.
La résistance des sportifs, des dirigeants du CSM, la lutte des personnels du service des sports auront permis de préserver le sport populaire, multisports, proposé aux habitants de notre île
 
L’école municipale des sports : Projet de transformer cette école des sports, au profit d’un centre de loisirs à vocation sportive !
En 2001 :          200 enfants inscrits
En 2007 :          85 enfants inscrits
En 2001 :          10 éducateurs, non titulaires
1 coordonnateur, titulaire
1 directeur de secteur, titulaire
En 2007 :          3 éducateurs, non titulaires
                        2 éducateurs, titulaires
                        1 directeur + 1 directeur-adjoint, titulaire
 
Le budget de fonctionnement a diminué de 45%, en 6 ans ! Un tarif en augmentation de 35 %
Aucun transport, aucun championnat inter-club, moins d’activités sportives proposées aux enfants
 
Nos propositions : Nous ne voulons pas de la fin du sport à l’Ile-Saint-Denis !
Il est nécessaire, à partir de l’existant, de déterminer les besoins et les priorités, en se fixant des pistes de réflexion et d’évaluation de l’Education Physique et Sportive (EPS), afin de redynamiser la vie sportive locale et de redéfinir une des priorités municipales, avec l’égalité d’accès pour tous :
Créer un Office Municipal des Sports (loi de 1901)
Mettre en œuvre un Forum ou des Assises locales du sport, dont le but serait la naissance d’un projet sportif local et intercommunal.
Travailler avec Plaine Commune sur le projet de la base nautique, l’aménagement des berges avec quais et pontons capables d’accueillir des activités nautiques (kayak, voile, joute, etc.…) Il faut associer, sur ce projet, les villes d’Epinay et de Saint-Denis, mais aussi de Saint-Ouen, Gennevilliers et Villeneuve.
Plaine Commune peut nous aider à mettre en place un projet intercommunal, mettant en commun les équipements et certaines initiatives.
Pour le quartier sud, redéfinir les besoins en équipements, en salles de sports, créer un partenariat avec la ville de Saint-Ouen, pour l’utilisation du centre sportif de l’île des Vannes, avec tarif préférentiel, permettre à la population de s’associer réellement aux activités du Club ou de l’école des sports.
Récréer la vocation première de l’Ecole Municipale des Sports : trait d’union entre les écoles, les collèges, les associations sportives, redonner la priorité aux transports des enfants pour leurs déplacements
Relancer les évènements locaux avec les différents partenaires pour retisser les liens sociaux entre les générations.
Répondre aux demandes et besoins des éducateurs, des bénévoles, des sportifs en établissant un calendrier des priorités et leurs exécutions (travaux, matériel, animations, foulées, gala, etc.…)
S’appuyer sur la pratique sportive pour permettre à des jeunes de déboucher sur des métiers du sport.
Le Projet Sportif Local ou Intercommunal
Un projet ambitieux, tourné vers l’avenir ne peut être l’affaire des seuls sportifs. Il est indispensable d’associer la population, les associations, les dirigeants bénévoles et les professionnels du sport, les enseignants, etc.…
La recherche d’une plus grande vitalité, dans un ensemble urbain, demande d’améliorer les offres et les conditions des pratiques sportives de loisirs et/ou de compétitions.
A L’Ile-Saint-Denis, il existe une identité forte et volontaire pour la pratique sportive.
Sachons la mettre en valeur, par une véritable reconnaissance du mouvement sportif local.
 
LES RETRAITÉS
Notre commune compte beaucoup de retraités mais il n’existe aucun lieu hors d’évènements ponctuels, où ils puissent se rencontrer, échanger et décider des activités, des sorties qui leurs sont proposées. C’est un manque que nous entendons bien combler en mettant en place des rencontres régulières et en suscitant la création d’un collectif spécifique : commission animation, comité consultatif.
La réouverture de l’Espace-Jeunes, la création d’une « maison pour tous » devraient également permettre l’échange réciproque des savoir faire et des richesses de chacun. Il est dommage que les expériences acquises tout au long d’une vie de travail ne puissent bénéficier aux plus jeunes. Et en retour, les plus jeunes qui maîtrisent mieux l’informatique, par exemple, pourraient en faire profiter les plus anciens.
L’allongement de la durée de la vie demande aussi de s’interroger sur les dispositifs à mettre en place ou à développer pour répondre à des besoins spécifiques et pour casser l’isolement qui peut exister. Il s’agit du service des aides ménagères, des repas à domicile, des soins, … et des moyens de faciliter les démarches et les déplacements de chacun.
Nous proposons également, dans la nouvelle zone d’activité, l’implantation d’un EHPAD (établissement médicalisé d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes), c’est un secteur en développement pour lequel l’Assistance publique cherche des terrains et créateur d’emplois médicaux
 
Ce qui doit changer
Les travaux de la résidence A.Croizat ont été réalisés sans tenir compte des locataires actuels qui ont subi bon nombre de désagréments. Aujourd’hui les anciens y sont abandonnés, les ascenseurs sont en panne, sans parler des problèmes de sécurité quand il faut sortir avec un badge. Et plus aucun lieu de convivialité. Quel mépris  et para médicaux.
 
L’ÉCOLE, L’ÉDUCATION : investir dans la réussite de tous les élèves
L’Education Nationale a la responsabilité de l’enseignement et nous serons aux côtés de toute la communauté éducative pour exiger des enseignants mais aussi des assistants sociaux, des infirmières, … en nombre suffisant, pour une pédagogie innovante et efficace.
La suppression de la carte scolaire ne peut qu’accroître les injustices en aggravant les inégalités entre établissements. Dans les 3 écoles et le collège, en partenariat avec le Conseil général, nous contribuerons à la mise en place d’actions originales pour favoriser l’égalité des chances et la réussite scolaire. La nouvelle école, qui s’ouvrira dans les nouveaux quartiers sur l’emplacement des Galeries Lafayette ou du Printemps, rendue nécessaire par la construction de nouveaux logements, nous demandera de redéfinir la carte scolaire pour y assurer la mixité sociale des élèves.
Pour mettre en synergie l’ensemble des moyens investis dans le domaine éducatif : classes de neige, programme de réussite éducatif, contrat urbain de cohésion sociale, accompagnement scolaire, études, cantines, activités péri et extra scolaires, aide à la parentalité, …
Nous proposons de créer un observatoire local pour la réussite scolaire, impulsant le partenariat entre les parents, les enseignants, les travailleurs sociaux, les services municipaux et les associations avec pour objectif l’évaluation des actions locales et
 
Ce qui doit changer
Il est nécessaire également d’assurer la sécurité des élèves pour la traversée des rues Méchin, Berthelot, du Boulevard M.Paul qui était incluse dans le Contrat Local de Sécurité mais pour lequel rien n’a été fait en 7 ans.
 
ACTION SOCIALE : en un mot solidaritéIle-St-Denis-MGphoto-_098.jpg
Redéfinir les critères pris en compte pour le quotient familial et élargir son application à un certain nombre d’activités municipales.
Renforcer les différentes missions du Centre Communal d’Action Sociale et de la « cellule d’insertion », à la fois pour venir en aide aux plus démunis et pour leur permettre de retrouver un rôle social.
Développer les activités d’insertion en lien avec les associations et les partenaires économiques.
Eviter les expulsions locatives, interdire les coupures d’eau et d’électricité. Accompagner les familles en situation de surendettement. Permettre un accès minimum à l’énergie dans l’habitat très précaire.
PRÉVENTION-SÉCURITE : vivre en toute tranquillité
La sécurité est un droit. Cela implique que l’Etat assume correctement ses missions de sécurité publique en déployant une police de proximité, formée et soucieuse du droit républicain. Le tribunal de Bobigny et les services de la Protection Judiciaire de la jeunesse doivent également disposer des moyens d’une action efficace et rapide.
Pour assurer la sécurité des personnes et des biens à l’Ile-Saint-Denis, il est nécessaire de renforcer les actions, de multiplier les interventions avec les différents partenaires pour conjuguer en permanence prévention, dissuasion, sanctions et aide aux victimes.
Relancer la mise en œuvre du Contrat Local de Sécurité, signé en 2001, et renforcer le Conseil local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, avec des réunions plus fréquentes, pour impulser les différentes actions envisagées.
 
Ré-ouvrir un service municipal « prévention-sécurité » pour répondre aux appels de la population, pour améliorer les relations, le suivi avec le commissariat, pour suivre l’accueil des Travaux d’Intérêt Général. Développer à l’Ile-Saint-Denis les permanences de la police de proximité, de la maison de la justice et du droit, de S.O.S. victimes, …
Mettre en œuvre des animations avec les scolaires et les jeunes, sur les droits et les devoirs du jeune citoyen, sur les préventions santé et toxicomanie, sur la prévention routière, sur la propreté dans la ville, Sécuriser les sorties d’écoles, les parkings, …
Renforcer des permanences régulières « d’aide à la parentalité » pour permettre aux parents qui rencontrent des difficultés d’assurer au mieux leurs responsabilités et pour éviter la marginalisation des enfants.
 
LES JEUNES DANS LA VILLE :
Une ville qui ne fait pas confiance à sa jeunesse n’a pas d’avenir.
L’Ile-Saint-Denis devrait être une ville riche de sa jeunesse. Mais la municipalité conduite par Michel Bourgain a choisi de fermer l’Espace Jeunes, les salles de quartier, de supprimer les initiatives comme les fêtes de quartier qui permettaient aux jeunes de prendre leur place dans la ville et de nouer des liens entre les différentes générations, entre les différentes cultures.
Aussi nous proposons de définir une politique municipale basée sur la promotion des jeunes Ilodionysiens et des jeunes Ilodionysiennes, en privilégiant l’accès à l’éducation, à la formation, à l’emploi ainsi qu’aux sports et à la culture.
 
Espace Jeunes, salles de quartier : Tous les jeunes, les garçons comme les filles, ont besoin de participer à des activités, de monter des projets, de donner toutes leurs richesses en développant des initiatives de prévention, de solidarité internationale, de rapprochement entre les générations, entre les cultures.
 
Pour faire refonctionner l’Espace-Jeunes et les salles de quartier, nous proposons :
- du personnel qualifié et respecté, bien sûr des jeunes, mais aussi des élus
- un service jeunesse réorganisé
- l’inscription au budget des travaux nécessaires à la réouverture de l’Espace-Jeunes
- le travail en partenariat avec la maison de l’emploi, avec le club de prévention..
Citoyenneté- Participation :Favoriser et valoriser la participation des jeunes de la ville à sa vie démocratique : tel est l’objectif d’une politique municipale digne de ce nom :
- l’organisation d’une initiative extraordinaire « le Forum de la jeunesse » qui pourrait se tenir sur plusieurs mois pour permettre au maximum de jeunes de participer et de définir avec les élus les engagements de la municipalité.
 
Certaines actions peuvent être mises en œuvre très rapidement :
- Valoriser l’accès officiel à la citoyenneté en célébrant l’entrée dans leur majorité des jeunes Ilodionysiens par des rencontres avec les élus, des informations et des échanges sur leurs droits, sur leurs obligations, sur les services de la ville,…
- Relancer le Conseil municipal de la jeunesse
 
L’ENFANCE
Pour les plus petits, l’Ile-Saint-Denis manque de places en crèche et de nourrices agréées. Il y a besoin d’accueils supplémentaires : halte garderie, crèche familiale, … des idées à reprendre, puisque rien n’a été fait ces dernières années, pour monter un projet avec du personnel formé, correctement rémunéré et obtenir les moyens financiers nécessaires de la CAF..
Pour les plus grands, l’arrêt de l’école pour tous le samedi matin demandera la mise en place d’animations pour les enfants dont les parents travaillent ;
reprendre les efforts éducatifs et pédagogiques des centres de loisirs maternel et primaire ;
réfléchir aux accueils périscolaires avant et après la classe, aux passerelles entre les différentes activités ;
imaginer des accueils plus souples, ouverts, diversifiés, pour les enfants ne fréquentant pas les structures « officielles ».
L’ « aide à la parentalité » doit encore se développer, mais dans une plus grande discrétion, et avec une réelle continuité, pour permettre aux parents qui rencontrent des difficultés, de mieux assumer leurs responsabilités et pour éviter la marginalisation des enfants.
 
LA CULTURE, L’ANIMATION
Encore un secteur bien mis à mal ces dernières années. La fermeture du cinéma a été une grosse erreur. Les enfants du centre de loisirs ne vont plus qu’à Mégarama. En dehors de séances spéciales, la réouverture de notre cinéma demandera un débat avec la population et une recherche active de subventions d’état. La fête de la musique, bien silencieuse, montre combien manquent l’accompagnement, l’impulsion municipale.
 
Et pourtant la culture n’est pas un « supplément d’âme » dont les plus défavorisés d’entre nous pourraient se passer :
- permettre à chacun et notamment aux plus jeunes de se construire ; de construire des espaces où les cultures, les traditions, les repères des uns et des autres puissent se rencontrer et s’enrichir ;
- créer dans la richesse et la diversité la « mise en commun » indispensable à la revivification des liens sociaux
- développer tout ce qui peut rapprocher par des projets communs en impliquant tout le monde, pour des évènements de qualité, des soirées à thèmes, des initiatives festives, solidaires, conviviales, et permettre ainsi de mieux connaître l’autre ;
de permettre que se développe et de donner à voir l’esprit créatif qui peut enrichir notre île, en retissant et en renforçant les partenariats.
 
Quelle doit être la place de la culture dans la ville ?
Une médiathèque où tout est centralisé peut-elle à elle seule répondre à toutes les nécessités ? Nous ne le pensons pas. Il y a besoin de la faire vivre dans la proximité des quartiers, des lieux où sont les gens, les enfants, les jeunes. C’est dans cet état d’esprit qu’est soumis à la réflexion de tous le projet d’une bibliothèque péniche, de l’utilisation à venir de la médiathèque et des autres lieux actuels comme l’école de musique, de danse, de théâtre, de dessin, la bibliothèque, le centre culturel Jean Vilar, le centre de loisirs, l’école J.Lurçat, … et l’implantation d’une « maison pour tous ».
Avec là encore comme objectif d’en faire des lieux attractifs, agréables, où les différentes générations puissent se rencontrer, échanger et construire des projets communs.
 
 
 
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P
Voilà bien des questions à débattre avec tous. Je suis d'accord avec Mouréreau, parlons-en, dans les comités de quartier et, je me permets de l'ajouter, dans les commissions municipales ad hoc.
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M
Ici commence la deuxième partie du travail du Collectif.
populariser es propositions en les mettant en débat dans tous les lieux de rencontre et de débat. Avec tous.
Les Comités de quartier devraient associer deux élus, au moins, à rour de de rôle ^pour que l'écoute soit plurielle et que l'information apportée aux citoyens, elle aussi conradictoire et donne et renvoie de (et dans) chaque
quartier la parole de tous.
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